Les dotations où en sommes nous dans le Concours Complet (CCE)

"À la suite d’une réunion qui s’est tenue le 14 août à l’occasion du Grand Complet du Pin, Arnaud Boiteau a tenu à prendre la parole pour demander, au nom de tous les grands cavaliers français, à ce que les dotations des épreuves internationales de concours complet augmentent enfin. Il demande à la Fédération équestre internationale d’instaurer notamment des minima par épreuve et par niveau, tels qu’ils existent déjà en saut d’obstacles" écrit GrandPrix.



Pour alimenter le débat voilà quelques statistiques assez informatives. La source de données est issue des données de FFE Compet et FEI (novembre 2020).


Les statistiques générales publiées par la Fédération Française d’équitation pour le concours complet indiquent, comme il fallait s’y attendre, une très forte baisse des épreuves pour le concours complet en 2020 en raison de la pandémie de COVID-19.

En moyenne sur la période 2010-2019 c’est près de 1200 épreuves/an qui se sont déroulées et qui ont impliqué en moyenne 19621 engagements/an par les cavaliers. Le montant total des engagements est en moyenne pour cette période de 979 058€/an pour un total de gains en moyenne de 481 042€/an.


Entre l’année 2010 et celle de 2019 on observe une augmentation du nombre des épreuves nationales et des engagements: augmentation de 26% pour le nombre d’épreuves et de 18% pour le nombre d’engagements. Durant cette même période le montant des engagements a très fortement augmenté (+47%) et le montant des gains a faiblement chuté (-7%). Par contre le constat est plus marqué entre 2010 et 2020 avec une augmentation significative du tarif moyen engagé/épreuve (+36%) et une forte diminution des gains/épreuve (-41%).


Sur les épreuves nationales de concours dans la discipline du complet les gains moyens pour les cavaliers professionnels sont faibles et seul un petit nombre de cavaliers touchera des gains en fonction de leurs classements et du nombre de participants dans les épreuves.


Lors des compétitions il existe deux sortes de dotations : la première dotation en cadeaux libre à la charge de l’organisateur et une deuxième dotation en argent, qui est aussi libre et à la charge de l’organisateur, mais qui doit obligatoirement figurer dans la Déclaration Unique de Concours (DUC). La dotation est versée sur le compte engageur des concurrents concernés. Les gains présentés dans les tableaux suivants concernent les dotations financières déclarées à la FFE.


CCE Epreuves nationales hors Club, Poney et internationales:

Quand est-il pour le Jumping (CSO) ?

Pour cette discipline équestre le nombre d’épreuves et de cavaliers engageurs est beaucoup plus grand et comme pour le concours complet l’année 2020 a été très affectée par le COVID-19. L’évolution pour le CSO entre les années 2010 et 2019 montre une augmentation de +45% pour le nombre d’épreuves (pour rappel +26% pour le CCE) et de + 21% pour le nombre d’engagements (pour rappel +18% pour le CCE). En moyenne par an le nombre d’épreuves en CSO est 13 fois plus élevé qu’en CCE. Le nombre d’engagés par épreuve est aussi plus élevé en moyenne/an de 2,3 fois.

Le tarif moyen d’engagement est beaucoup plus faible que dans le CCE. Il ne faut pas oublier que les installations pour l’accueil d’épreuves de concours complet sont plus complexes et donc plus onéreuses que celles du CSO. Le montant des gains par épreuve est par contre beaucoup plus élevé dans le CSO comparé au CCE.


CSO Epreuves nationales hors Club, Poney et internationales:

Et les compétitions internationales?


CCE: De façon attendues comme pour les compétions nationales le nombre d’épreuves internationales (label FEI) organisées en France ou à l’étranger pour l’année 2020 a chuté brutalement en raison de la pandémie COVID-19. De nombreuses compétitions prestigieuses du concours complet ont été également été annulés en Europe comme aux USA et en Australie.


L’évolution du nombre d’épreuves internationales en France comme à l’étranger et le nombre d’engagements montre une fortement augmentation entre 2000 et 2019 : pour les épreuves en France de +80% et pour épreuves à l’étranger de +100%. Attention cette augmentation à l’étranger ne reflète pas un nombre croissants d’épreuves internationales à l’étranger mais une participation des cavaliers français à plus d’épreuves à l’étranger qui s’est stabilisée depuis 2016.

Le montant des gains sur les épreuves internationales organisées en France est assez stable avec une moyenne de 508721€/an et celui pour les épreuves internationales varient plus fortement avec un maximum en 2017 de près de 2,5 millions d’€. Il faut être prudent dans l’interprétations de ces données puisque dans les compétitions internationales les gains reflètent ce que les cavaliers ont gagné et pas les dotations totales mise en œuvre par les organisateurs des concours. Pour les épreuves à l’étrangers tous les gains à l’étrangers ne sont pas comptabilisés par la FFE. Les gains les plus fort à l’étranger proviennent des concours les plus prestigieux.